La voie de Tours

Le chemin la carte

La Voie de Tours, venant de Paris suit pour l'essentiel le GR 655 . Elle rentre dans la Vienne après Sainte Maure à Port de Piles. Cette voie passe par Chatellerault, Poitiers et sort de la Vienne après Lusignan, juste avant Chenay, dans les Deux-sèvres, pour aller vers Melle, et ensuite vers  Aulnay, Saint Jean d'Angely et Saintes en Charente-Maritime.

 

Le chemin de la voie de Tours a été balisé, en rouge et blanc, par la Fédération Française de Randonnée Pédestre, sous la dénomination GR 655.(Topo-guide de la FFRP, réf. 6552 "Sentiers vers Saint Jacques de Compostelle via Tours").

Dans son ensemble, ce chemin suit le côté Est de la RN10 et de la voie ferrée jusqu'à la Zone Industrielle Nord de Châtelleraut. Puis il longe la Vienne que l'on traverse à Cenon pour emprunter la voie romaine parallèle à la vallée du Clain jusqu'à Poitiers.

Par la suite, le chemin s'éloigne peu de la RN11 jusqu'à Lusignan et enfin de la D150 pour entrer dans les Deux-Sèvres. Les localités ne sont pas toujours traversées par le chemin balisé mais se trouvent proches (jusqu'à 3 km).

Le balisage rouge et blanc est commun avec le GR364 de Chasseneuil-du-Poitou à Ligugé.

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Le chemin dans la Vienne
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Un peu d'histoire

 

Dans le chapitre premier de son Guide du Pèlerin (XIIe siècle), Aimery Picaud décrit ainsi la via Turonensis :

« Il y a quatre routes qui, menant à Saint-Jacques, se réunissent en une seule à Puente la Reina, en territoire espagnol ; [… … …], une autre encore passe par Saint-Martin de Tours, Saint-Hilaire de Poitiers, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Eutrope de Saintes et la ville de Bordeaux. »

Rassemblant à Paris les pèlerins de Saint-Jacques (ou jacquets ) venus du nord et du nord-est de l'Europe, le « grand chemin de Saint-Jacques » gagnait, par Orléans ou Chartres, le célèbre sanctuaire de Saint-Martin de Tours qui lui valut le nom de via Turonensis.

 

C’est de l’église médiévale Saint-Jacques-de-La-Boucherie à Paris que sont partis des millions de pèlerins en direction de Saint-Jacques-de-Compostelle. Au départ de Paris, Saint-Jacques de Montrouge ouvrait la route d'Étampes.

Après le Poitou, aimé d'Aimery Picaud, et les merveilles romanes des églises de Saintonge, les héros épiques reprenaient vie aux sanctuaires de Bordeaux, Blaye et Belin, donnant aux jacquets la force d'affronter l'aride traversée des Landes et les hauteurs du col de Roncevaux, pour atteindre enfin la terre de l'apôtre Jacques et rejoindre, via Pampelune, le Camino francés à Puente la Reina.

 

(source Wikipédia)