Témoignage

Cette année j'ai fait le   chemin!

De Poitiers à Santiago, en dix semaines.

 

Je voudrais témoigner à mon retour des innombrables personnes qui m'ont aidée, renseignée, accueillie, tout au long du parcours, tant en France qu'en Espagne.

 

Le pèlerin met tant de temps à se déplacer, à arriver, il fait tant de détours !

 

Un réseau de fourmis sédentaires oeuvre à son bien-être, sa santé, sa quiétude, son assurance. Ils sont anonymes, invisibles parfois mais si présents tout le long du chemin. Sans eux point de balisages, de guides locaux, de gîtes équipés, d'églises ouvertes, d'angoisses éteintes, d'accueil d'urgence. Les bobos sont guéris, la solitude oubliée.

 

Ils encouragent sans retenue, ils vous donnent les bons tuyaux de ceux déjà passés, vous regonflent un pèlerin fatigué !

 

Un grand merci à vous tous.

La traversée est magnifique mais fatigante, lente, parfois douloureuse, mais le pèlerin n'abandonne pas, il repart chaque matin vers son but, sa maison sur son dos, sa foi intacte !

 

Oubliée la fatigue de la veille, fi de la mauvaise nuit, du diner frugal ! Et chaque soir est une loterie, qui retrouvera-t-il, y aura-t-il un bon lit calme ou un dortoir bruyant, un bon dîner ou une soupe en sachet ?

 

La journée il aura cheminé lentement, aura entendu des dizaines de "Buen Camino" dynamiques, en aura dit autant, aura respiré l'atmosphère paisible du parcours, aura pris pleins les yeux des paysages grandioses qu'il traverse, compté les kilomètres encore à déduire.

 

C'est un régal pour le corps et l'âme, un voyage avec soi, un enrichissement inattendu, le vide de l'esprit, un cheminement grandiose de plaisirs simples, de rencontres géniales avec le monde entier, de détermination, de courage entretenu jusqu'au but !

 

                                                                                                     Et le pèlerin, tout sale et fatigué qu'il est, se sent un V.I.P. tout le long du voyage !

 

                                                                                                                                  Véronique.